Codex Studiosorum Bruxellensis

Au Trente Et Un Du Mois D'août

Pagina 268 • Franstalige liederen

M: ‘Le Corsaire’

Au trente-et-un du mois d'août

(BIS)

Nous vîm's venir sous l'vent à nous

(BIS)

Une frégate d'Angleterre

Qui fendait la mer-z-et les flots:

C'était pour bombarder Bordeaux.

Buvons un coup, buvons en deux,

A la santé des amoureux.

A la santé du Roi de France,

Et merd' pour le Roi d'Angleterre

Qui nous a déclaré la guerre!

Le capitain' du bâtiment

(BIS)

Fit appeler son lieutenant,

(BIS)

"Lieutenant, te sens-tu capable:

Dis-moi, te sens-tu assez fort

Pour prendre l'Anglais à son bord?"

Le lieutenant, fier-z-et hardi

(BIS)

Lui répondit: "Capitain'-z-oui!

(BIS)

Fair's branle-bas à l'équipage

Je vais hisser le pavillon

Qui rest'ra haut nous le jurons!"

Le maître donne un coup d'sifflet

(BIS)

Cargue les voiles au perroquet

(BIS)

File l'écoute et vent arrière

Laisse porter jusqu'à son bord

On verra bien qui s'ra le plus fort!

Vir' lof pour lof, au même instant

(BIS)

Nous l'attaquâm's par son avant

(BIS)

A coups de haches d'abordage,

De sabres, piq's et mousquetons,

Nous l'eûm's vit' mis à la raison.

Que dira-t-on dudit bateau

(BIS)

En Angleterr'-z-et à Bordeaux

(BIS)

Qu'a laissé prendr' son équipage

Par un corsair' de six canons,

Lui qu'en avait trente et si bons?