Codex Studiosorum Bruxellensis

Chant De Medecine

Pagina 44 • Kringliederen

Gewoonlijk worden de 1e, 3e en laatste strofe gezongen

De l'hôpital, vieille pratique

Ma maîtresse est une putain

Dont le vagin syphilitique

Infeste le Quartier Latin

Mais moi, vieux pilier de l'école

Je l'aime à cause de son mal

Oui de son mal!

Nous somm's unis par la vérole

Mieux que par un lien conjugal

(TER)

Tous les matins vidant nos verres

Nous y buvons avec entrein

Nous partageons comme des frères

Les pilules de Dupuytren

Nous vivons et baisons ensemble,

Heureux comme des demi-dieux

Des demi-dieux!

N'est-c'pas la plus belle existence

Pour des amants toujours heureux

(TER)

Nous transformons en pharmacie

Les lieux sacrés de nos amours

La valériane et la charpie

S'y manipulent tour tour

Tandis qu'avec de l'iodure

Ma femm' me fait des injections

Des injections!

Avec du chlorur' de mercure

Moi je lui fais des frictions

(TER)

Goutte, goutte, de sa matrice

Comme d'un alambic fêlé,

Son urine suinte et glisse

Le long de son cul tout pelfe

Son con est une casserole

Où fermentent en cumant

En cumant!

La chaude-pisse et la vérole

En leur fétide accouplement

(TER)

Ses cuiss's ont des reflets verdâtres

Ses seins sont flasques et flétris

Dans son con les morpions jaunâtres

Sur le fumier ont leur logis

Mais moi, j'aime mon amante

Et je voudrais jusqu'à demain

Jusqu'à demain!

Lécher de mes lèvres brûlantes

Le foutre de son vieux vagin

(TER)

Délassement de l'innocence

Je regarde chaque matin

Si quelque nouvelle excroissance

Ne vient pas orner son vagin

Tandis qu'avec un oeuil humide

Elle jette un regard timide

Regard timide!

Sur mon corps que les syphilides

Ont zébré comme un léopard

(TER)

Et quand viendra l'heure dernière

Quand nous s'rons mangés des morpions

Unis dans un dernier ulcère

Ad patres gaiement nous irons

Nous adress'rons une supplique

Afin qu'nous soyons exposés

Oui exposés!

Dans un musée pathologique

A la section des vérolés.

(TER)